
Quantifier et qualifier plus précisément les atteintes subies par les journalistes, pour mettre en lumière ce qu’ils estiment être une dégradation inquiétante de leurs conditions de travail, et les conséquences pour la démocratie. C’est cette mission principale que s’est fixée l’Observatoire français des atteintes à la liberté de la presse (Ofalp). L’association, fondée au printemps 2023 par une vingtaine de journalistes – dont Sylvain Ernault, cofondateur du média indépendant Splann !, Inès Léraud, autrice de l’enquête Algues vertes. L’histoire interdite, et Elvire Berahya Lazarus, réalisatrice – et de représentants d’organisations de liberté de la presse (le Syndicat national des journalistes, Journalisme & Citoyenneté), doit livrer son premier rapport annuel lors d’une conférence de presse organisée mercredi 18 février, à Paris.
L’Ofalp a mis près de deux ans pour établir une méthodologie, décompter les cas d’atteinte dans les médias, les témoignages en ligne et ceux portés par les syndicats. Il a fallu les vérifier un par un, puis les classer en diverses catégories, et ainsi mieux en mesurer la multiplicité (qu’elles soient financières, judiciaires avec les procédures-bâillons, éditoriales). Les dénombrer a pour but d’« alerter le grand public sur les obstacles auxquels doivent faire face les journalistes et donc mieux défendre le droit d’informer », affirme Lucile Berland, l’une des cofondatrices de l’association.
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