La fumée dégagée par le foyer au bois a envahi les stands de nourriture de Lodi Colony, dans le sud de New Delhi, où des centaines de travailleurs, journaliers, étudiants viennent manger dans des barquettes en aluminium naan, dosa, idli. Les propriétaires ne sont pas là, partis à la recherche désespérée de bouteilles de gaz, et les cuisiniers expliquent qu’ils doivent depuis une semaine utiliser du charbon, du bois, difficiles et longs à manipuler. Certains stands ont même recours au kérosène.
« Le patron avait réussi à se procurer au marché noir des bouteilles entre 3 000 et 5 000 roupies [entre 28 et 47 euros] alors que normalement elles se vendent 1 000 roupies. Mais son fournisseur a tout écoulé, et il en cherche un autre. Sans bouteille, nous ne tiendrons pas longtemps », explique Munna (les personnes dont le nom n’est pas indiqué ont requis l’anonymat). La pénurie de gaz due au blocage du détroit d’Ormuz est devenue un sujet polémique et sensible en Inde. « Le pays se trouv[e] confronté à la pire crise d’approvisionnement en gaz de son histoire récente », écrit, lundi 16 mars, le quotidien The Indian Express.
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