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Le chaos et la désolation se sont propagés au Liban sous l’œil atterré de la France. Les manœuvres diplomatiques de Paris pour faire cesser les affrontements meurtriers entre le Hezbollah libanais et Israël, commencés le 2 mars, deux jours après le lancement de l’opération américano-israélienne « Fureur épique » en Iran, se heurtent à un mur. « Une impasse », résume un diplomate français sous couvert d’anonymat, observant, à ce stade, le refus d’Israël d’accepter les tentatives de médiation de Paris.

Au dimanche 8 mars, les frappes israéliennes avaient fait près de 400 morts, dont 83 enfants, selon le ministère de la santé libanais et plus de 500 000 déplacés, alors que le Hezbollah poursuit ses attaques sur l’Etat hébreu. « Je suis profondément bouleversé de voir que l’on recourt encore à la violence, qui ne fait qu’accroître la misère et l’instabilité. Même si la guerre s’arrêtait aujourd’hui, il faudrait du temps pour reconstruire tant les séquelles sont profondes », observe, auprès du Monde, Rabih El Chaer, ambassadeur du Liban en France.

Le président de la République, Emmanuel Macron, a plaidé, dès le 5 mars, pour un cessez-le-feu auprès du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, lors d’un appel téléphonique. L’appel, entre les deux dirigeants qui ne s’étaient pas parlé depuis le printemps 2025 et la décision française de reconnaître l’Etat palestinien qui a profondément irrité le chef du gouvernement israélien, fut « amical » aux dires de témoins. Mais bref : une vingtaine de minutes à peine. Et vain. M. Nétanyahou n’a cédé en rien sur son plan de représailles à l’égard du Hezbollah. Selon nos informations, Paris a aussi demandé au président iranien une modération du Hezbollah au Liban.

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