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C’est l’histoire d’une lubie trumpiste pas comme les autres. En mars, le nouveau ministre de la santé des Etats-Unis, le lobbyiste Robert F. Kennedy Jr, a confié aux Centres de contrôle des maladies (CDC), la principale agence de santé du pays, la mission d’étudier le lien fantasmatique entre autisme et vaccination.

Ce serpent de mer a été popularisé en 1998 par un article qu’a publié le gastro-entérologue britannique Andrew Wakefield dans la revue The Lancet. L’étude, financée en sous-main et truquée, constitue l’un des cas les plus saillants de fraude scientifique. En 2014, une méta-analyse faite sur 1,2 million d’enfants a définitivement établi l’absence totale de lien avec les vaccins.

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Cependant, pour Donald Trump, l’autisme a un visage, celui de Christian, petit-fils d’amis, qui a été diagnostiqué autiste en 2004, à l’âge de 2 ans. A de multiples reprises, et sans le citer nommément, son cas a influencé sa politique de santé. D’un côté, le tribun a notamment contribué à la notoriété, outre-Atlantique, de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, célébrée le 2 avril de chaque année depuis 2007. De l’autre, il a promu, pendant plus de vingt ans, des croyances éculées et des politiques antiscientifiques sur l’autisme, ses causes et ses enjeux.

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