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Histoires Web samedi, avril 5
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Anne-Sophie Coulbois est sous-directrice adjointe de la lutte contre la criminalité financière à la direction nationale de la police judiciaire. Elle rappelle que Dubaï, en tant que bulle immobilière, est logiquement prisée par les personnes qui souhaitent blanchir de l’argent, avant « de revendre les biens et de faire des plus-values ».

Quel est le principal mécanisme de blanchiment de l’argent sale en France ?

Le point de départ est qu’en France le dispositif de lutte antiblanchiment est robuste. Il est difficile de blanchir de grosses sommes d’argent, notamment des espèces. Les narcotrafiquants d’envergure ont donc comme premier objectif de sortir l’argent sale hors de France. D’où l’intervention de banquiers occultes, dont le métier est de transférer l’argent, sans mouvement physique, selon des systèmes de compensation internationaux, pour fournir l’équivalent – moins la commission – à l’étranger, sous forme de cash, de comptes offshore, d’investissements immobiliers… Le choix s’opère selon les desiderata des « clients », c’est-à-dire les malfaiteurs qui s’adressent à un réseau de blanchiment, et les caractéristiques des pays. C’est une menace constante et soutenue. Les profils liés aux trafics de stupéfiants, à tout le spectre de la criminalité organisée mais aussi à la fraude fiscale se mêlent alors pour réinvestir, avec le même objectif : cacher l’argent à l’étranger et l’insérer dans l’économie légale. Les schémas d’envergure reposent sur des stratégies internationales.

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