C’est gagné pour la gauche à Paris, c’est raté pour l’extrême droite à Marseille ; ça passe pour Sylvie Manson à Cellefrouin (Charente), mais ça coince pour Laurent Condat à Briatexte (Tarn). Qu’ils concernent les plus grandes métropoles du pays ou de petits villages, les résultats des élections municipales sont complets à l’issue du second tour du scrutin, dimanche 22 mars, et les formations politiques y lisent volontiers une préfiguration des rapports de force pour la course à l’Elysée en 2027. Les Décodeurs mettent en lumière les principaux enseignements du scrutin.
1. Les Républicains et le Parti socialiste dominent, mais reculent
Dans la grande majorité des communes, l’absence d’étiquette politique des candidats empêche de tirer des enseignements sur les rapports de force entre les principales familles politiques. C’est néanmoins possible dans quelque 3 300 villes de plus de 3 500 habitants, pour lesquelles les candidats ont l’obligation de déclarer leur appartenance politique.
Au sein de ces villes, qui couvrent une grande partie de la population française (69 %), la droite apparaît comme la grande gagnante de ces élections municipales, avec 1 267 maires élus. La gauche se place deuxième, avec 829 élus, devant les 586 maires centristes. L’extrême droite poursuit sa progression avec 63 communes emportées.
Du point de vue des suffrages exprimés, c’est le bloc de gauche qui constitue la première force politique, rassemblant près de 9,2 millions de bulletins glissés dans les urnes lors des deux tours, devant les 8,7 millions de votes pour la droite, 3,8 millions pour le centre et 2,5 millions pour l’extrême droite. La gauche radicale, représentée par La France insoumise et le Parti communiste, a remporté l’adhésion de près de 1,2 million d’électeurs, même s’il n’a remporté que sept municipalités.
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