La vague verte n’est plus vraiment, six ans après la déferlante écologiste aux élections municipales de 2020. Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Tours, Besançon, Annecy et Grenoble… cette fois-ci, les candidats verts se retrouvent tantôt sur le haut du podium d’une courte tête, tantôt en très mauvaise posture pour le second tour. Le scrutin de dimanche 15 mars remet en question le rôle du parti au sein de la gauche, coincé au milieu du duel fratricide auquel se livrent le Parti socialiste (PS) et La France insoumise (LFI).
L’ombre au tableau vert est d’abord à Strasbourg. Les habitants de la capitale du Grand-Est ont lourdement sanctionné l’édile Jeanne Barseghian, en difficulté tout au long de la campagne. Troisième (19,72 %), derrière le candidat Les Républicains (LR) Jean-Philippe Vetter, elle voit son ancienne rivale socialiste Catherine Trautmann, ancienne maire de la ville dans les années 1990, arriver en tête (25,93 %). Malgré ce lourd revers, l’élue sortante devrait se maintenir au second tour, comme le font savoir plusieurs sources au sein de la direction nationale des Ecologistes. « Il n’y a pas matière à se désister », confirme le numéro deux du parti, Aïssa Ghalmi.
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