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Les ambitions du Grand Marché de Toulouse, ce petit Rungis en pleine croissance

Il est 5 heures, Toulouse s’éveille, et les espaces d’échanges du Grand Marché grouillent d’activité. Installé depuis 1964 près de la voie ferrée et la gare de triage de Saint-Jory, au nord de la ville, le marché d’intérêt national (MIN) de Toulouse Métropole était moribond au début des années 2010. Le lieu, très majoritairement consacré aux fruits et légumes, vit une période faste depuis presque dix ans, après que sa gestion a été confiée par délégation de service public, en 2017, à la holding Lumin, devenue actionnaire principal à Toulouse.

Egalement propriétaire du marché de Rungis (Val-de-Marne), Lumin a redressé la situation : entre 2015 et 2024, le chiffre d’affaires a crû de 70 % pour atteindre les 566 millions d’euros, indique le site Internet du marché toulousain, et le nombre de professionnels acheteurs est passé de 3 200 à 4 400, hissant Toulouse au deuxième rang des marchés d’intérêt français, derrière le mastodonte Rungis et à égalité avec celui de Nantes. Le tout sous l’impulsion de sa directrice, Maguelone Pontier, 41 ans. La patronne – « une idée à la seconde », dit-elle pour se présenter – veut encore accélérer l’expansion du lieu. Sa délégation de service public a d’ailleurs été prolongée pour sept ans, jusqu’en 2046, en octobre 2025 et la surface foncière devrait progresser de 16 % d’ici 2028.

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