
Les marchés de l’équipement de la maison (électroménager, ameublement, décoration…) continuent de souffrir des arbitrages budgétaires des Français, après leur suréquipement durant la crise sanitaire. En 2025, les ventes d’appareils d’électroménager ont baissé de 1,3 % en valeur sur un an, à 9,8 milliards d’euros (soit 75,8 millions de produits vendus), selon les chiffres dévoilés jeudi 12 février, par le Groupement des marques d’appareils pour la maison (Gifam) et NielsenIQ-GfK.
La progression des ventes de petit électroménager (+ 2,9 % à 4,41 milliards d’euros et 61,3 millions de produits vendus) n’a pas compensé le fort recul de celles du gros électroménager (four, lave-linge…). Celles-ci ont chuté de 4,5 % à 5,38 milliards d’euros (14,5 millions d’appareils), toujours pénalisées par les difficultés du marché de l’immobilier. Les ménages s’équipent en général de « quatre nouveaux appareils de cuisine quand ils achètent un nouveau logement », a souligné jeudi Laurent Cours, directeur des études du Gifam.
Même constat du côté de l’ameublement. Les ventes ont reculé de 1,8 %, pour atteindre 13,6 milliards d’euros, selon les chiffres annoncés le 3 février par la Confédération nationale de l’équipement du foyer (les distributeurs), l’Ameublement français (les fabricants) et l’Institut de prospective et d’étude de l’ameublement (IPEA). Hormis la cuisine (+ 2 %), tous les pans de ce secteur souffrent de la prudence des ménages : 3,8 % de baisse pour le meuble de jardin, 3 % pour la salle de bains, 2,7 % pour la literie, 1,8 % pour les canapés, fauteuils et banquettes…
Il vous reste 58.37% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.













