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Histoires Web samedi, février 28

Pour la première fois de la saison, le Racing Club de Lens doit gérer le vent de face. Après leur désillusion contre l’AS Monaco (défaite 2-3 après avoir mené 2-0) lors de la précédente journée, les Sang et Or ont concédé le nul, vendredi 27 février en soirée, sur la pelouse de Strasbourg (1-1), en ouverture de la 24e journée. Ils manquent ainsi l’occasion de reprendre, même provisoirement, la tête de la Ligue 1 au Paris Saint-Germain qui compte à présent un point d’avance, mais pourrait en ajouter trois de plus, samedi, en cas de succès au Havre.

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Dominateurs une bonne partie de la rencontre, les Lensois ont notamment été plombés par deux éléments : une passe en retrait complètement manquée par Ismaëlo Ganiou, d’ordinaire si solide, qui a permis à l’attaquant strasbourgeois Joaquin Panichelli d’ouvrir le score en lobant idéalement Robin Risser (1-0, 18e) et un manque de précision de l’autre côté du terrain.

Car après le quatorzième but de l’attaquant argentin – ce qui lui permet de rejoindre Mason Greenwood en tête du classement des buteurs –, les Lensois n’ont pas ménagé leurs efforts, frappant à 11 reprises en première période, et même 25 au total. Mais dans le premier acte, ils n’ont pas réussi à cadrer le moindre tir, contrairement à Strasbourg (trois en six occasions).

Les Artésiens auraient pu bénéficier d’un penalty, quand Saud Abdulhamid a été fauché par Guéla Doué (33e), mais l’arbitre Clément Turpin n’a pas bronché et l’action n’a pas été rejugée par la VAR. Dans un festival d’occasions manquées, Odsonne Edouard s’est montré le plus maladroit, alors que Florian Thauvin a connu, lui aussi, une première période très compliquée. L’international français a manqué de précision, de gnaque pour gagner des duels, pénalisant même son équipe par son manque d’engagement en défense. Il a perdu vingt ballons en une seule période.

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« Attitude de compétiteur »

Mais le numéro 10 lensois a eu davantage d’influence dans le jeu lors du second acte, et les Lensois ont été récompensés lorsque Mamadou Sangaré, de retour de blessure, a égalisé d’une jolie reprise de volée à l’entrée de la surface alsacienne suite à un corner repoussé (1-1, 62e). Il s’agissait alors de la vingt et unième frappe lensoise.

Les Alsaciens (7e) – qui restaient sur une magnifique prestation face à Lyon (3-1) – se sont rebiffés après ce but, croyant même obtenir un penalty quand Joaquin Panichelli s’est écroulé dans la surface lensoise après un tacle glissé de Malang Sarr (66e). Mais Clément Turpin est revenu sur son coup de sifflet après visionnage de la VAR.

De son côté, Robin Risser, le gardien lensois de retour au stade de la Meinau face à son club formateur, n’a jamais été inquiété, malgré deux tentatives d’Adboul Ouattara (71e, 82e). Risser a très bien rebondi après sa bévue face à Monaco, tout comme ses coéquipiers. Mais cela n’a pas suffi et la locomotive lensoise ralentit.

« C’était important pour nous d’avoir un résultat positif ce soir », a néanmoins souligné l’entraîneur lensois, Pierre Sage. « Au vu du scénario du match de la semaine dernière et de la frustration qui en est ressortie, j’ai trouvé qu’on avait une attitude de compétiteur ce soir, même si on se met un peu en difficulté en concédant ce but suite à une erreur. Mais voilà, l’équipe dégage quelque chose qui rassure », a ajouté le technicien dont l’équipe doit à présent affronter Lyon, jeudi, en quart de finale de la Coupe de France. Une compétition que le club nordiste, champion de France en 1998, n’a jamais remportée dans son histoire.

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Le Monde avec AFP

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