Rarement piste d’atterrissage n’aura été autant dégagée. En théorie, Rachida Dati, candidate à Paris soutenue par Les Républicains (LR), le MoDem, Renaissance et Horizons, a la configuration la plus favorable pour l’emporter, le 22 mars, face à Emmanuel Grégoire, le socialiste soutenu par Les Ecologistes. A gauche, l’ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo est concurrencé par la cheffe de file des « insoumis » dans la capitale, Sophia Chikirou, qui s’est maintenue. Tandis qu’à droite Sarah Knafo, qualifiée pour le second tour, s’est désistée. Et qu’au centre droit Pierre-Yves Bournazel s’est retiré du jeu après avoir annoncé la fusion de sa liste avec celle de Rachida Dati. « Si avec ça, elle perd… », soupire un ancien ministre macroniste.
A trois jours du second tour, Emmanuel Grégoire a-t-il craint que la victoire lui échappe ? Jeudi 19 mars au matin sur Franceinfo, le très policé candidat dresse un véritable réquisitoire contre le président de la République : « Emmanuel Macron est personnellement intervenu pour faire en sorte que l’extrême droite se retire au profit de sa candidate [Rachida Dati], accuse-t-il. Il est intervenu à différents niveaux pour faire en sorte d’aider au retrait de [la candidate Reconquête !] Sarah Knafo, auprès d’intermédiaires, auprès de gens qui ont historiquement soutenu Reconquête !. »
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