L’« enfant terrible du Pacifique » risque de déchaîner ses fureurs cette année. Le phénomène El Niño – un réchauffement du Pacifique équatorial – a de fortes chances de réapparaître dans les prochains mois. La probabilité de son émergence atteint 62 % entre juin et août, et 80 % à l’automne, selon l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) dans un bulletin publié le 12 mars. Jeudi 19 mars, l’Institut de recherche international pour le climat et la société de l’université de Columbia (New York), a même estimé ce risque à 80 % dès l’été.
Si cette oscillation naturelle est scrutée de près, c’est qu’elle agit comme un amplificateur du changement climatique : elle tire vers le haut la température moyenne mondiale et favorise la survenue d’événements extrêmes dans de nombreuses régions du globe.
El Niño survient en moyenne tous les deux à sept ans, et persiste généralement entre neuf mois et un an. Le précédent épisode, entre 2023 et 2024, s’est avéré le cinquième plus fort enregistré, sans atteindre toutefois un niveau extrême.
De 0,2 °C à 0,3 °C ajouté à la température globale
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