Dans une lettre adressée à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le premier ministre belge, Bart De Wever, en appelle à une réaction ferme face à la Chine qui est, selon lui, « en train de dévaster notre économie ». D’après le dirigeant nationaliste flamand, l’Union européenne (UE) doit désormais changer de stratégie et opposer une riposte plus ferme à la concurrence, « déloyale », dit-il, qu’exerce Pékin.
Dans son courrier, dont le contenu a été révélé vendredi 20 mars par des quotidiens néerlandophones belges, M. De Wever juge « obsolète » le cadre européen actuel, qui présente la Chine comme un rival systémique et un concurrent économique, mais aussi comme un partenaire. « Il est temps d’appeler les choses par leur nom », estime le chef du gouvernement belge, dénonçant le fait que la Chine poursuit ses exportations à bon marché dans des secteurs stratégiques, comme la chimie, la pharmacie et la transition écologique. « Les chiffres pour les premiers mois de 2026 sont ahurissants », écrit M. De Wever, qui évoque des augmentations de 20 % en l’espace d’un an.
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