La reine Rania de Jordanie, élégamment vêtue d’une robe noire, s’approche de Léon XIV pour la photo d’usage, à l’issue d’une audience privée accordée par le pape au roi Abdallah et à son épouse, à Rome, le 14 octobre. Sans se départir de son sourire, Rania interroge le pape : « Votre Sainteté, est-ce bien sûr de se rendre au Liban ? » Surpris, le chef de l’Eglise catholique répond calmement, tout en continuant à regarder les photographes : « Eh bien, nous y allons ! »
En ajoutant une étape libanaise à son premier voyage à l’étranger – du 27 novembre au 2 décembre –, qui devait initialement se résumer à la Turquie, Léon XIV n’a pas fait un choix facile. Difficultés politiques et économiques au Liban, changement de régime en Syrie, guerre dans la bande de Gaza : la région, certes sous tension permanente, l’est encore plus depuis deux ans. Un terrain miné pour celui qui, depuis son élection, le 8 mai, n’a pas encore eu l’occasion de faire ses premiers pas sur la scène internationale, après François qui avait su s’imposer comme un acteur écouté. D’autant que la première étape turque ne sera pas exempte d’écueils politiques et religieux.
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