Isolé sur la scène internationale et soumis à des sanctions des Etats-Unis depuis la répression des soulèvements de 2018, le régime au pouvoir au Nicaragua opère un rapprochement rapide avec la Chine : depuis 2021, le gouvernement « coprésidé » par Daniel Ortega, un ancien commandant de la révolution sandiniste aujourd’hui âgé de 81 ans, et son épouse, Rosario Murillo, 75 ans, a octroyé 71 concessions minières à 15 compagnies chinoises, les autorisant à explorer et à extraire des minerais sur un peu plus d’un million d’hectares. Cela représente 8,5 % du territoire de ce petit pays d’Amérique centrale, selon un rapport élaboré par l’ONG Fundacion del Rio.
La dernière concession a été annoncée dans La Gaceta, le journal officiel, jeudi 19 mars : l’entreprise Inrun Huaxia Internacional Mineria S.A. exploitera 11 500 hectares à ciel ouvert dans le sud-est du pays.
Certaines des concessions se trouvent sur des réserves naturelles, d’autres empiètent sur des territoires appartenant à des indigènes et afrodescendants, et d’autres encore longent les frontières avec le Honduras et le Costa Rica. Les territoires cédés sont riches en or, mais abriteraient aussi des réserves de cuivre, de cobalt, ainsi que d’autres minerais stratégiques comme le molybdène, le plomb, le zinc ou l’uranium, a constaté l’organisation environnementale.
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