Londres a accepté que les Etats-Unis utilisent des bases militaires britanniques pour frapper des sites de missiles iraniens
Dans une vidéo diffusée sur ses réseaux sociaux Keir Starmer affirme que le Royaume-Uni n’a pas participé aux actions offensives en Iran et que le pays ne « participera pas » à de telles actions. Il dit encore souhaiter une solution « pacifique ».
Il appelle les ressortissants britanniques à suivre les consignes de sécurité concernant les déplacements dans la région. Keir Starmer explique que les Etats-Unis ont sollicité la permission du Royaume-Uni d’utiliser des bases militaires britanniques pour frapper des sites de missiles iraniens et que Londres a accepté cette demande, mais qu’elles ne pourront être utilisées qu’à cet effet. Il ajoute que le but de cette décision, qu’il dit « conforme au droit international », est de protéger la vie des Britanniques et celles des alliés dans la région.
« Nous nous souvenons tous des erreurs commises en Irak et nous en avons tiré les leçons », a enfin relevé le chef du gouvernement britannique.
Mais « l’Iran s’en prend aux intérêts britanniques et met en grave danger ses ressortissants » et ses alliés dans la région, a ajouté Keir Starmer. « La seule façon de mettre fin à la menace est de détruire les missiles à la source – dans les dépôts de stockage ou les lanceurs qui servent à tirer ces missiles. »
Selon le premier ministre, « au moins 200 000 citoyens britanniques », résidents ou vacanciers, se trouvent dans les pays affectés par l’embrasement régional au Moyen-Orient. « Je demande à tous nos compatriotes présents dans la région de bien vouloir enregistrer leur présence et de suivre les conseils de voyage du Foreign Office », a-t-il réclamé.
« Nos forces armées, déployées dans toute la région, sont elles aussi mises en danger par les actions de l’Iran. [Samedi] l’Iran a frappé une base militaire à Bahreïn, manquant de peu des membres du personnel britannique », a ajouté M. Starmer.
Le ministère britannique des affaires étrangères avait exhorté dimanche les Britanniques se trouvant à Bahreïn, au Koweït, au Qatar et aux Emirats arabes unis à « rester à l’abri sur place ». Dimanche soir, le Foreign Office a également conseillé d’éviter « tout déplacement au Liban, sauf en cas de nécessité impérative ».







