Le Ghana espère faire du mercredi 25 mars une journée historique. A New York, le chef de la diplomatie du pays ouest-africain va soumettre au vote de l’Assemblée générale des Nations unies une résolution désignant l’esclavage et la traite transatlantique comme « le crime le plus grave de l’histoire de l’humanité » et appelant à des réparations de la part des anciennes puissances coloniales européennes et des Etats-Unis.
Selon les estimations de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), entre 15 et 20 millions d’Africains ont été déportés vers les Amériques et les Caraïbes entre le XVe et le XIXe siècles. La proposition devrait être soutenue par de nombreux Etats d’Afrique et des Caraïbes mais devrait se heurter, sans surprise, à des résistances de la part des Occidentaux.
Le texte, élaboré sous l’impulsion du président ghanéen John Dramani Mahama, est porté par le ministre des affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa. « Cette campagne n’est pas un appel humanitaire, indique-t-il au Monde. Il s’agit d’une revendication juridique, et le droit, examiné sans l’amnésie sélective qui a longtemps servi les intérêts des anciennes puissances coloniales, est sans ambiguïté. »
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