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Signe de la place du contrôle démocratique du renseignement en France, la nomination du patron du seul « gendarme » des services secrets français est passée, comme de coutume, totalement inaperçue. Le 28 mars, Vincent Mazauric a pris la tête de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR), née, fin 2015, de la toute première loi sur le renseignement et seul contre-pouvoir indépendant à la surveillance d’État. Dès que les services utilisent une technique pour collecter des informations – écoutes, géolocalisation, données informatiques, captation d’image et de son, etc. –, ils doivent solliciter l’avis consultatif de la CNCTR.

Proposée par le président de la République, sa candidature a franchi, le 26 mars, le vote des commissions des lois du Parlement. Il succède à Serge Lasvignes, décédé, le 15 février, d’un cancer qu’il avait combattu avec un courage salué par tous, en assumant ses fonctions quasiment jusqu’au bout. M. Mazauric effectuera le reliquat du mandat de six ans de son prédécesseur, jusqu’en octobre 2027, sans possibilité de se représenter. Le 26 mars, devant les députés, en commission, M. Mazauric, âgé de 61 ans, s’est décrit comme novice en matière de droit du renseignement. Optimiste, il avance que « cela permettra d’éviter l’implicite ».

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