Dimanche 23 février, la présidente de l’association des agents du FBI, Natalie Bara, a envoyé un e-mail à ses membres. Elle voulait les rassurer en leur annonçant que le nouveau directeur du Bureau, le controversé Kash Patel, lui avait promis que son adjoint « devrait continuer à être un agent spécial issu de la maison, comme c’est le cas depuis cent dix-sept ans, pour de nombreuses raisons impérieuses, notamment l’expertise (…) ainsi que la confiance [des] agents spéciaux ». Quelques minutes plus tard, Donald Trump nommait Dan Bongino numéro deux du FBI, alors que ce dernier n’est ni un agent ni un ancien membre du service de renseignement intérieur.
Par le passé, pourtant, « les directeurs du FBI ont choisi des agents dotés d’une grande expérience pour diriger les opérations du Bureau, un travail complexe et épuisant qui exige de travailler en étroite collaboration avec des partenaires étrangers et de mener des enquêtes délicates », explique le New York Times, qui écrit que ce sont « deux fidèles de Trump » qui sont désormais à la tête de l’agence fédérale.
Daniel Bongino, 50 ans, est un ex-policier new-yorkais, devenu membre du Secret Service, une agence gouvernementale chargée de la protection des hautes personnalités américaines. M. Bongino a ainsi été au service de George W. Bush, de Barack Obama et d’Hillary Clinton.
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