Meilleures Actions
Histoires Web mercredi, février 25

Fragilisée depuis le cambriolage au Louvre en octobre 2025, la présidente de l’institution, Laurence des Cars, a remis sa démission à Emmanuel Macron, qui l’a acceptée, a annoncé l’Elysée mercredi 24 février.

« Le chef de l’Etat l’a acceptée en saluant un acte de responsabilité dans un moment où le plus grand musée du monde a besoin d’apaisement et d’une nouvelle impulsion forte pour mener à bien des grands chantiers de sécurisation, de modernisation et le projet “Louvre – Nouvelle Renaissance” », a annoncé la présidence dans un communiqué.

Emmanuel Macron « l’a remerciée pour son action et son engagement ces dernières années et, s’appuyant sur son expertise scientifique incontestable, a souhaité lui confier une mission dans le cadre de la présidence française du G7 sur la coopération entre les grands musées des pays concernés », poursuit l’Elysée.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Un mois et demi avant le cambriolage du Louvre, la Préfecture de police de Paris alertait sur les risques

Nombreux dysfonctionnements

Fragilisée par le cambriolage et la mise au jour de nombreux dysfonctionnements, la présidente du Louvre, Laurence des Cars, devait être entendue mercredi par la commission d’enquête sur la sécurité des musées. Mais cette audition a finalement été annulée mardi soir.

Dressant un bilan à mi-parcours de leurs travaux après quelque 70 auditions, le député Alexandre Portier (Les Républicains) et le rapporteur de la commission Alexis Corbière (ancien de La France insoumise) ont étrillé la gestion du musée le plus visité du monde, dans la tourmente depuis le vol de joyaux de la Couronne française. Jeudi, M. Portier s’était interrogé sur le maintien en poste de Mme des Cars. « Très clairement, il y a une liste de défaillances qui aurait déjà conduit dans pas mal de pays et d’établissements à un départ depuis longtemps », estimait-il.

Mme des Cars avait proposé sa démission juste après le cambriolage du 19 octobre – démission qui avait été refusée par la ministre de la culture, Rachida Dati, qui avait ordonné une enquête administrative, mettant au jour d’importants manquements sur la sécurité, contraignant le musée à prendre des mesures de sécurisation d’urgence.

Dans une interview au Figaro publiée mardi soir, Mme des Cars évoque une « décision personnelle », précisant que « la ministre de la culture [lui] a demandé de tenir la barre dans la tempête, ce qu[’elle a] fait. [Elle a] traversé cette période en gardant, [elle] le croi[t], la tête froide. [Elle est] sereine et fière du travail accompli. Mais tenir la barre ne suffit pas. Il faut aussi pouvoir avancer. Et les conditions pour avancer ne sont plus réunies. »

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Au Musée du Louvre, touché par une inondation, les avaries s’accumulent

Le Monde avec AFP

Share.