Depuis des mois, l’armée israélienne alerte sur l’insuffisance du nombre de soldats dans ses rangs. Le débat a été brutalement relancé mercredi soir. Selon les récits de plusieurs médias israéliens, le chef d’état-major, Eyal Zamir, a formulé ses inquiétudes de façon inhabituelle au cours d’une réunion avec plusieurs membres du gouvernement : « Je tire dix signaux d’alarme », a prévenu l’officier supérieur devant les ministres, à propos de la charge qui pèse sur les militaires et qui pourrait, selon lui, conduire un jour l’armée « à s’effondrer sur elle-même ». « Les réservistes ne tiendront pas », a-t-il indiqué alors qu’une partie de ces hommes et femmes ont multiplié les opérations militaires pendant des mois, suspendant leurs activités personnelles et professionnelles.
Le contexte est particulièrement sensible en raison de la guerre en Iran et au Liban. Dès les premiers jours, le gouvernement avait mobilisé 110 000 réservistes. Un chiffre qui devrait augmenter assez vite si la guerre se prolonge et avec l’invasion en cours du Liban sud. L’armée israélienne annoncée, jeudi, qu’une troisième division, la 162e, allait rejoindre les deux autres divisions, la 91e et la 36e, déjà engagées dans les affrontements avec le Hezbollah.
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