L’armée russe profite de la vague de froid arctique descendant sur l’Ukraine, ces derniers jours, pour démultiplier l’effet de ses frappes aériennes contre le système énergétique des grands centres urbains. Environ 70 % de la ville de Kiev a été privée d’électricité, mardi 13 janvier, après une nouvelle attaque aérienne massive russe la nuit précédente, a indiqué Ukrenergo, le gestionnaire du réseau public d’électricité.
La Russie « jette toutes ses forces » pour détruire l’infrastructure énergétique ukrainienne après la deuxième attaque massive en moins d’une semaine, a déclaré le vice-ministre de l’énergie, Mykola Kolisnyk, au média en ligne Liga.net.
Les 3 millions d’habitants de Kiev sont d’autant plus vulnérables aux coupures d’électricité que la température oscille ces derniers jours entre − 15 °C et − 20 °C, et que le réseau de chauffage urbain a également été gravement endommagé, le 9 janvier, plongeant une grande partie des immeubles de la capitale dans des températures glaciales.
« Le fait de mener cyniquement de telles opérations, alors que les températures descendent à − 20 °C, constitue une menace pour des millions de personnes », indique au Monde un porte-parole de DTEK, le principal producteur d’électricité privé du pays. Selon lui, les équipes de DTEK « travaillent vingt-quatre heures sur vingt-quatre » pour rétablir le courant le plus rapidement possible.
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