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« La revendication politique portée par le MAK reste ultra-minoritaire en Kabylie »

Karima Dirèche est historienne, directrice de recherche au CNRS, affiliée à l’unité mixte de recherches Temps, espaces, langages, Europe méridionale, Méditerranée de la Maison méditerranéenne des sciences de l’homme, à Aix-en-Provence. Directrice, entre 2013 et 2017, de l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC) à Tunis, elle a dirigé l’ouvrage collectif L’Algérie au présent. Entre résistances et changements (IRMC-Karthala, 2019) et cosigné, avec Aurelia Dusserre et Nessim Znaien, une Histoire du Maghreb depuis les indépendances (Armand Colin, 2023).

Quelle est la portée de la proclamation, le 14 décembre à Paris, de l’indépendance de la Kabylie par le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) ? S’agit-il d’une initiative marginale ou révèle-t-elle des fractures plus profondes à l’œuvre au cœur de la société algérienne ?

Il faut d’abord rappeler que la France est un terrain de jeu politique du MAK puisque, par le biais d’une association créée Paris, il avait proclamé, en 2010, le gouvernement provisoire kabyle, une allusion non feinte à la proclamation du gouvernement provisoire de la République algérienne, le 19 septembre 1958 au Caire.

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