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Vu de l’extérieur, le complexe militaire impose par sa taille, mais sans impressionner : au milieu des barres HLM de la ville de Legionowo, à 30 kilomètres de Varsovie, la grisaille des infrastructures évoque encore l’époque communiste. C’est pourtant là que se trouve le centre de commandement des forces de défense du cyberespace de l’armée polonaise (Wojska Obrony Cyberprzestrzeni, WOC), un des lieux les plus sécurisés du pays. Les engins de chantier vont et viennent, les installations se développent et se modernisent à grands pas.

Au centre de commandement des forces de défense du cyberespace de l’armée polonaise, à Legionowo (Pologne), le 11 février 2026.

Ce site constitue le bouclier polonais contre les cyberattaques en provenance, majoritairement, de Russie et de Biélorussie. Dans la foulée de l’invasion de l’Ukraine par Moscou, le 24 février 2022, le nombre d’agressions informatiques visant la Pologne a explosé. Entre 2021 et 2022, sur les seuls réseaux militaires, celui-ci a été multiplié par cinq, selon l’armée. En 2024, 4 200 incidents majeurs ont été recensés ; en 2025, 7 100.

S’agissant des structures stratégiques civiles, publiques ou privées, ces incidents se comptent, chaque année, en dizaines de milliers. Les attaques touchent d’abord les infrastructures critiques avec pour objectif la subtilisation du maximum d’informations et la provocation de paralysies. « Concernant les réseaux militaires, les Russes ne parviennent pas à leurs objectifs, malgré leur immense potentiel. Nous sommes particulièrement bien armés », assure le lieutenant-colonel Przemyslaw Lipczynski, porte-parole du WOC.

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