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L’accélération de la pression militaire et sécuritaire de la Russie sur le flanc est de l’Europe a fait deux nouvelles victimes ces dernières semaines : la convention d’Oslo de 2008 bannissant les armes à sous-munitions (des bombes contenant d’autres petits explosifs) et celle d’Ottawa de 1997, interdisant les mines antipersonnel.

Ces deux traités limitaient jusqu’ici certains risques de dommages collatéraux sur les civils, ces bombes et ces mines pouvant rester actives très longtemps sur le terrain après avoir été lancées ou installées. Mais la Lituanie a annoncé s’être désengagée du traité sur les armes à sous-munitions le 6 mars, suivie par la Pologne et les pays baltes, qui ont annoncé, le 18 mars, renoncer à bannir les armes antipersonnel.

Les intentions de la Lituanie vis-à-vis de la convention d’Oslo, ratifiée par 112 pays, étaient connues. Mais le processus de désengagement a été extrêmement rapide. Après un vote quasi unanime du Parlement lituanien en juillet 2024, le décret pris dans la foulée a été envoyé au secrétariat de la convention en septembre. Et après un délai obligatoire de six mois, ce retrait est devenu effectif début mars. « C’est la première fois dans le monde qu’un Etat se retire de ce traité. Cela crée un précédent qui risque d’avoir des effets boule de neige », prévient Laurent Gisel, chef de l’unité armes et la conduite des hostilités du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), à Genève.

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