Au Japon, Lupin, troisième du nom, est un héros de fiction bien connu, une prospère franchise de manga et d’animes née de la plume du dessinateur Monkey Punch (1937-2019) à la fin des années 1960. Certains opus ont été signés de maîtres de l’animation comme Hayao Miyazaki avec Le Château de Cagliostro (1979). Takeshi Koike, réalisateur de Lupin the IIIrd, the Movie : la lignée immortelle, partage depuis « les premières années de l’école primaire » l’enthousiasme de ses prédécesseurs pour ce héros intrépide et longiligne, petit-fils du célèbre gentleman cambrioleur né de l’imagination du Français Maurice Leblanc, précisait-il au Monde lors d’un passage à Paris en juillet 2025.
« Il se démarquait des autres animes parce qu’il avait ce côté mature et orienté vers un public un peu plus adulte », ajoute Takeshi Koike, né en 1968, à la même époque que Lupin III. « C’est un personnage très cérébral, dit-il, qui est aussi très physique et sait prendre des décisions. »
Le cinéaste japonais, qui a officié comme animateur sur des productions comme Memories (1995), de Katsuhiro Otomo, ou Samuraï Champloo (2004–2005), de Shin’ichiro Watanabe, mais aussi comme réalisateur pour Animatrix (2003), s’est aussi beaucoup plu à donner vie au personnage créé par Monkey Punch. « Quand on lit son manga, on voit que son dessin, surtout au début, est à la frontière des gekiga [manga d’auteur et d’avant-garde pour adultes qui a émergé dans les années 1960] et des comics américains, explique-t-il. C’est un peu ce que j’ai essayé de faire retrouver aux spectateurs. »
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