
La droite chrétienne américaine, en particulier sa composante évangélique, peut savourer sa victoire. Le 1er novembre, Donald Trump a lancé une croisade diplomatique contre le Nigeria, plaçant la nation la plus peuplée d’Afrique sur la liste des pays « particulièrement préoccupants » en matière de liberté religieuse, en raison, selon lui, de la complicité du gouvernement dans le « meurtre de chrétiens ».
Une décision inédite, fruit d’une opération d’influence de longue date menée par les réseaux évangéliques de la galaxie MAGA (Make America Great Again) et amplifiée de manière inattendue à la tribune des Nations unies (ONU), le 18 novembre, par Nicki Minaj, star du rap et fervente catholique.
Le retour aux affaires de Donald Trump a donné un nouvel essor aux chrétiens conservateurs américains, y compris vers l’Afrique. En témoigne la tournée sur le continent, au début de novembre, de la conseillère spirituelle du président, Paula White-Cain, aux côtés de l’influent pasteur ghanéen Nicholas-Duncan Williams, lui-même introduit dans les cercles trumpiens.
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