La première règle du « tanking », c’est de ne pas parler du « tanking ». Et pourtant, depuis plusieurs semaines, le sujet de ces équipes à la recherche d’un échec immédiat, pour gagner sur le long terme, est sur toutes les lèvres en NBA. Et alors qu’il affirmait, de passage à Paris en 2023, « éviter de prononcer le mot commençant par la lettre “T”, un terme ne faisant pas partie [de son] vocabulaire », le patron de la ligue nord-américaine de basket, Adam Silver, a regretté, mi-février, « des pratiques pires que celles observées dans l’histoire récente ». De quoi inciter la NBA à sévir.
Comme dans la plupart des championnats sportifs aux Etats-Unis, la NBA est une ligue fermée. Chaque année, les 30 mêmes équipes disputent la saison régulière, et si les dix meilleurs de chaque conférence (Est et Ouest) enchaînent sur les phases finales (playoffs), les mauvais élèves ne risquent pas d’être rétrogradés. Au contraire, multiplier les défaites peut s’avérer un avantage.
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