Meilleures Actions
Histoires Web vendredi, avril 4
Bulletin

C’est un accouchement long, douloureux, au forceps, que celui de la Maison des mondes africains voulue, à Paris, par Emmanuel Macron pour valoriser les talents de l’Afrique et de sa diaspora. Au point qu’avec une once de fatalité on l’a crue enterrée, en raison de l’absence d’ancrage physique. Jusqu’à l’annonce inopinée, début mars, de son installation provisoire dans un atelier de confection de 800 mètres carrés au métro Goncourt, près du canal Saint-Martin (Paris 10e).

Réaménagé par l’architecte Meriem Chabani et son agence New South, l’espace ouvrira en septembre avec trois jours de programmation mettant les créatrices à l’honneur, sous le nom de code « Nardal », en hommage aux sœurs martiniquaises du même nom, grandes figures oubliées de la conscience noire. Pour le volet incubateur, visant à servir de tremplin aux jeunes entrepreneurs, un appel à projets devrait être lancé en juin en vue d’accueillir 10 résidents en septembre. Un conseil scientifique, qui a tardé à voir le jour faute d’accord sur le casting, devrait également bientôt être mis en place.

En 2021, le politologue et historien camerounais Achille Mbembe avait fait de la création d’une Maison des mondes africains l’une des 13 préconisations de son rapport remis au président de la République pour refonder les relations entre l’Hexagone et le continent africain. Une mission de préfiguration est alors confiée au diplomate Luc Briard et à la journaliste Liz Gomis, membre du Conseil présidentiel pour l’Afrique, qui conçoivent les contours de cette maison rebaptisée « MansA ».

Il vous reste 78.37% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
© 2025 Mahalsa France. Tous droits réservés.