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Paris va reprendre les vols de rapatriement de Français des Emirats arabes unis « dans les meilleures conditions de sécurité » possibles, a annoncé, vendredi 6 mars, le ministre des transports, Philippe Tabarot.

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Jeudi soir, un avion d’Air France affrété par les autorités pour rapatrier des Français des Emirats arabes unis avait été contraint de faire demi-tour en raison de tirs de missiles dans la zone. Le pilote « a pris une mesure de précaution (…) en voyant le ciel à proximité de l’aéroport de Dubaï, et les différents tirs de missiles », a commenté M. Tabarot sur CNews et Europe 1. « L’avion n’était pas ciblé », a précisé le ministre, « mais les conditions de sécurité et de précaution maximales n’étaient pas réunies ».

Cet événement « montre que ce n’est pas simple de rapatrier nos concitoyens qui sont là-bas », a continué le ministre, insistant sur le fait que « l’impératif de sécurité est notre seule boussole ».

Néanmoins, « nous allons continuer ces vols de rapatriement d’une manière ou d’une autre ». « Nous savons que des compatriotes ne peuvent plus attendre ; certains sont dans un état compliqué, [notamment] dans la gestion de leurs enfants ; certains ont des traitements, certains attendent des opérations, il y a des femmes enceintes », a-t-il détaillé.

Le gouvernement prévoit ainsi de « continuer à affréter des avions » et va « demander aux compagnies de reprendre leurs vols commerciaux », a-t-il dit. En temps normal, les Emirats arabes unis sont reliés à Paris, Nice ou Lyon par « cinq vols en A380 » quotidiens, ce qui veut dire « 500 places » sur chaque vol, a rappelé le ministre. « Il pourrait y en avoir deux pour faire revenir un millier de nos compatriotes », si « l’espace aérien arrive à s’apaiser ».

Selon les estimations du Quai d’Orsay, « il y aurait 5 000 personnes » qui se seraient manifestées et « souhaiteraient revenir le plus rapidement possible en France » depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, a précisé M. Tabarot. « Sept-cent cinquante sont déjà rentrées par des vols de rapatriement et (…) pratiquement 2 000 si on ajoute les vols commerciaux », a-t-il ajouté.

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Le Monde avec AFP

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