Shein, Temu, AliExpress, on n’en veut pas. Mais un peu quand même. Une nouvelle fois, la lutte contre les plateformes chinoises expose les contradictions des économies européennes, au premier rang desquelles la France.
Lors des débats sur la loi contre la fast-fashion, en mars 2025, les députés s’étaient relayés pour dénoncer la concurrence déloyale exercée par les géants chinois, qui laminent le commerce et l’industrie de l’habillement en France, sur fond d’aberration environnementale et sociale. En novembre de la même année, la découverte de poupées pédopornographiques sur la place de marché de Shein provoquait horreur et dégoût.
Le gouvernement français est alors parti au combat la fleur au fusil, décidant, avec le soutien du Parlement, de taxer les petits colis, exempts jusque-là. Une ponction de 2 euros par article est entrée en vigueur le 1er mars 2026. Dans la seconde, Shein, qui insistait à l’envi sur sa contribution positive à la filière logistique française, et consorts, a envoyé ses avions-cargos atterrir en Belgique – où il n’y a pas de dîme – plutôt qu’à Roissy, dans le Val-d’Oise, ou dans la Marne. Des camions se chargent ensuite d’acheminer les paquets aux clients français. Les transporteurs routiers se frottent les mains, mais les logisticiens œuvrant aux abords des aéroports, délaissés, s’affolent. Leurs entrepôts sont vides. Des emplois sont menacés. Vite un « fix » de Shein ?
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