Kaja Kallas « pas très optimiste » sur des sanctions de l’UE contre Israël
La cheffe de la diplomatie de l’Union européenne (UE), Kaja Kallas, a reconnu samedi qu’elle n’était pas « très optimiste » sur la possibilité que les Vingt-Sept sanctionnent Israël, en dépit de la situation humanitaire catastrophique dans le territoire palestinien de la bande de Gaza.
« Je ne suis pas très optimiste, et nous n’allons certainement pas adopter de décisions aujourd’hui [samedi] », a-t-elle déclaré à Copenhague, avant une réunion des ministres des affaires étrangères des Vingt-Sept. « Cela envoie le signal que nous sommes divisés », a déploré Mme Kallas.
La Commission européenne a proposé la suspension des financements européens aux start-up israéliennes, mais « même cette mesure », plutôt « indulgente », n’a pas été retenue par les Vingt-Sept en raison de leurs divisions, a souligné la dirigeante estonienne.
Plusieurs pays de l’UE, dont l’Allemagne, la Hongrie et la Slovaquie, sont réticents à prendre des mesures contre Israël, tandis que d’autres, comme l’Irlande et l’Espagne, y sont beaucoup plus favorables.
Le Danemark, qui préside actuellement le conseil des ministres de l’UE, s’est dit favorable à une solution contournant la règle de l’unanimité qui prévaut dans le bloc européen en matière de politique étrangère.
L’UE doit « passer des mots aux actes », a affirmé son chef de la diplomatie, Lars Lokke Rasmussen, suggérant par exemple d’interdire les importations en provenance des colonies israéliennes en Cisjordanie. Cette décision, qui relève de la politique commerciale, peut être prise à la majorité qualifiée, a-t-il expliqué.