Meilleures Actions
Histoires Web mercredi, février 11
la disgrâce de Peter Mandelson, le mauvais génie des travaillistes britanniques

Certaines figures politiques semblent inoxydables : les scandales les éclaboussent, elles continuent de passer entre les gouttes. Ce fut longtemps le cas du premier ministre conservateur Boris Johnson (2019-2022), qui a accumulé les gaffes et les mauvaises fréquentations avant que le scandale du « Partygate » – ces fêtes illégales organisées au 10 Downing Street pendant la pandémie de Covid-19 – ne lui soit fatal.

Peter Mandelson, 72 ans, méprisait lui aussi la morale et les règles communes. Cette figure-clé du Labour, ancien ministre de Tony Blair et de Gordon Brown, ex-commissaire européen au commerce et ex-ambassadeur du Royaume-Uni aux Etats-Unis, a survécu à tous les opprobres. Mais l’amitié au long cours avec le criminel sexuel américain Jeffrey Epstein, décédé en 2019, semble cette fois signer la fin de carrière de ce tacticien fasciné par la notoriété et l’argent.

Les messages extraits des millions de documents publiés par le ministère de la justice américain, le 30 janvier, montrent que les deux hommes ont entretenu une relation bien plus complice que ce que le Britannique n’a jamais concédé. Sous le coup des révélations des « Epstein Files », Peter Mandelson, déjà démis en septembre 2025 de ses fonctions d’ambassadeur aux Etats-Unis, a quitté le 1er février le Parti travailliste, dont il était membre depuis plus de cinquante ans. Trois jours plus tard, il quittait la Chambre des lords alors que Scotland Yard annonçait l’ouverture d’une enquête, soupçonnant Peter Mandelson d’avoir partagé nombre d’informations confidentielles avec son ami, quand il était ministre du gouvernement Brown.

Lire aussi | Affaire Jeffrey Epstein : Peter Mandelson, ex-ambassadeur du Royaume-Uni aux Etats-Unis, va quitter la Chambre des lords

Il vous reste 83.63% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.