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Histoires Web mercredi, février 25

Cet hiver, le Voima (« force »), doyen de la flotte finlandaise, en opération depuis 1954, a été le premier à quitter le port d’Helsinki, le 31 décembre 2025. Les sept autres brise-glaces de la flotte finlandaise l’ont rejoint au cours des semaines suivantes. Pendant cinq mois, ils vont aider 2 500 bateaux à naviguer dans les eaux gelées de la Baltique, avant de revenir à quai au printemps. A Helsinki, ces grands navires bicolores – tous équipés d’un sauna – font partie du paysage. Les enfants viennent les admirer et déposent des lettres pour leurs équipages. « Chaque Finlandais connaît le nom de l’un ou de l’autre », assure Paavo Kojonen, vice-président d’Arctia, la société publique qui gère la flotte.

Paavo Kojonen, vice-président d’Arctia, sur la passerelle du « Polaris », le 26 novembre 2025.

Outre le Voima, le Sisu (« force intérieure ») et l’Urho – du nom de l’ancien président Urho Kekkonen, mort en 1986 – sont sans doute les plus célèbres de la flotte. Tous deux ont été construits dans les années 1970, sur le chantier naval d’Helsinki, comme Otso et Kontio – deux mots de la mythologie finlandaise désignant des ours –, actifs depuis les années 1980. Fennica et Nordica, quant à eux, sont sortis du chantier naval de Rauma en 1993 et en 1994.

Quand des visiteurs étrangers débarquent en Finlande, c’est dans les entrailles de Polaris que M. Kojonen les mène. Condensé du savoir-faire local, le brise-glace mis en service en 2016 est le premier au monde à fonctionner au gaz naturel liquéfié. « Pour la mer Baltique, c’est le meilleur dans sa catégorie », affirme le vice-président d’Arctia, qui vante « sa puissance, le design moderne de sa coque et son système de propulsion ». M. Kojonen est habitué à servir de guide : « Jusqu’à fin septembre 2025, nous accueillions au moins deux délégations américaines par semaine », confie Jukka Viitanen, porte-parole d’Arctia.

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