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Jusqu’où grimpera-t-elle ? La dette publique française avait passé le cap des 100 milliards d’euros en 1981, celui des 1 000 milliards en 2003, puis celui des 3 000 milliards en 2023. Elle a encore progressé de 203 milliards d’euros en 2024, pour atteindre 3 305 milliards à la fin décembre, selon le chiffrage dévoilé, jeudi 27 mars, par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Et le premier ministre, François Bayrou, a beau la considérer de longue date comme le grand « ennemi » national, cette dette a toutes les chances de continuer à grossir pendant des années. Surtout avec le réarmement qui se profile partout en Europe, et va nécessiter des dépenses supplémentaires. A quel point est-ce un problème ? C’est toute la question.

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La hausse de 2024 se révèle encore plus significative une fois la dette rapportée à l’activité économique. En 1974, l’endettement de l’Etat, des collectivités locales et de la Sécurité sociale se limitait à 14,5 % du produit intérieur brut (PIB). Année après année, les déficits budgétaires continus l’ont fait s’envoler jusqu’à 114,9 % en 2020, au moment de la crise du Covid-19 et du « quoi qu’il en coûte », quand l’Etat a desserré les cordons de la bourse pour éviter une récession. La dette s’est ensuite un peu tassée durant trois ans. Mais elle est repartie de plus belle en 2024, passant de 109,8 % à 113 % du PIB en douze mois, selon l’Insee. Un niveau record, hors période de crise ou de guerre.

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