
La faculté d’adaptation est une qualité cardinale en diplomatie, de celles qui permettent de gérer les retournements de situation en oubliant, s’il le faut, les outrages passés. En visite depuis lundi 9 janvier à Kinshasa, Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint des Nations unies en charge des opérations de la paix, ne devra pas en manquer lors de ses entretiens avec les autorités de la République démocratique du Congo (RDC).
Ces dernières avaient, fin 2023, exigé et obtenu du Conseil de sécurité le retrait progressif mais accéléré de la Monusco, la mission des Nations unies déployée en RDC. Kinshasa attend dorénavant de ces mêmes casques bleus qu’ils jouent un rôle non négligeable dans la recherche d’une paix durable dans l’est du pays.
Sous les auspices du Qatar, médiateur engagé depuis un an dans le règlement de la crise, le gouvernement congolais et les rebelles se sont en effet entendus le 2 février sur « les termes de référence » de ce mécanisme de supervision. Mécanisme défini dans ses grandes lignes en octobre 2025 entre les deux parties. La Monusco serait chargée de faciliter la coordination logistique, notamment le transport et les communications. Dans ce cadre, une première mission de la Monusco serait donc envoyée à Uvira. Tout un symbole.
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