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La compositrice française Eliane Radigue, artiste minimaliste et pionnière des musiques électroniques, est morte lundi 23 février à Paris, à l’âge de 94 ans, a annoncé mardi sa famille dans un communiqué à l’Agence France-Presse (AFP).

Née à Paris en 1932, Eliane Radigue s’est initiée à la musique concrète auprès des grands noms du genre, comme le compositeur ingénieur Pierre Schaeffer qu’elle rejoint en 1955 au sein du Studio d’essai, laboratoire d’expérimentations sonores et bruitistes.

« Rare femme au sein du Studio d’essai, elle a réussi à travailler comme compositrice malgré des vents contraires et a bâti par la suite une carrière internationale », avait salué le Centre d’art et de technologie des médias de Karlsruhe, en Allemagne, en lui décernant un prix en 2019 pour sa contribution à l’essor de la musique électronique.

Cette ancienne épouse du sculpteur Arman avait également travaillé aux côtés de l’un des pères de la musique électroacoustique Pierre Henry qu’elle assiste pour son « Apocalypse de Jean » en 1968. Elle fréquente alors les principaux compositeurs américains, notamment minimalistes, et obtient une résidence à la New York University School of the Arts, où elle expérimente les premiers synthétiseurs, dont l’ARP 2500 avec lequel elle travaillera presque exclusivement jusqu’en 2000.

Inspirée par le bouddhisme et composée entre 1985 et 1993, sa Trilogie de la mort a été saluée comme une de ses œuvres majeures.

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Le Monde avec AFP

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