Les exigences de paix de la Russie contredisent les objectifs de Donald Trump, selon l’ISW
Les exigences de paix de la Russie contredisent ce que Donald Trump souhaite accomplir, selon l’Institute for the Study of War (ISW). Dans sa dernière mise à jour, le groupe de réflexion américain note que des responsables russes continuent de réitérer la demande russe d’éliminer les « causes profondes » de la guerre en Ukraine comme précondition à un accord de paix. Il s’agit d’une « référence aux exigences initiales de guerre de la Russie », qui contredisent l’objectif de Donald Trump d’obtenir une paix durable en Ukraine, déclare l’ISW.
L’ISW rappelle que le vice-ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Riabkov, a affirmé, le 1er avril, que l’administration Trump tentait « une sorte de manœuvre » pour obtenir un cessez-le-feu avant de parvenir à la fin de la guerre. Selon lui, le plan de l’administration Trump pour résoudre la guerre en Ukraine n’abordait pas les « causes profondes » de la guerre et la Russie ne peut pas accepter la proposition américaine. Les exigences du Kremlin pour « la capitulation totale de l’Ukraine avec l’installation d’un gouvernement prorusse en Ukraine et des engagements à long terme de neutralité ukrainienne » sont les mêmes que celles formulées par Poutine au début de la guerre, commente l’ISW.
La porte-parole du département d’Etat américain a déclaré, lundi, que le président Donald Trump, avait rejeté l’idée proposée par Vladimir Poutine d’instaurer une administration intérimaire en Ukraine sous l’égide de l’Organisation des Nations unies et de plusieurs pays.
L’ISW ne s’attarde pas sur le lancement de la campagne de conscription militaire de printemps, qui concernera 160 000 jeunes âgés de 18 à 30 ans, selon le décret signé lundi par Vladimir Poutine. Ces nouvelles recrues ne seront pas envoyées en Ukraine, pays que les forces russes attaquent depuis février 2022, a assuré le ministère de la défense russe dans un communiqué, utilisant l’euphémisme imposé pour désigner l’assaut contre ce pays. L’invasion de l’Ukraine avait amené les autorités russes à décréter une mobilisation de plus de 300 000 personnes à l’automne 2022. De très nombreux Russes avaient alors quitté le pays de peur d’être mobilisés.