Son nom circulait depuis plusieurs mois et son annonce met fin au suspense : Julie Deliquet, metteuse en scène et actuelle directrice du Théâtre Gérard-Philipe (TGP) de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), succède, à l’âge de 45 ans, à Wajdi Mouawad à la tête du Théâtre national de la Colline à Paris. Préférée à Arthur Nauzyciel (l’autre candidat en lice), la quadragénaire est nommée pour un mandat de cinq ans, renouvelable deux fois par périodes de trois ans.
Cette décision prise sur proposition de Rachida Dati, alors la ministre de la culture, au président de la République, intervient juste avant que l’artiste libano-canadien ne quitte lui-même, le 8 mars, le grand paquebot vitré (et en travaux) replié près de la place Gambetta, dans le 20e arrondissement de Paris. Wajdi Mouawad, qui aurait pu rester dans les murs jusqu’en mars 2027, a préféré écourter sa mission d’une année et reprendre sa liberté. Il en avait fait l’annonce publique en mars 2025, laissant au ministère de la culture tout le temps nécessaire pour trouver le ou la remplaçante idéale.
Julie Deliquet, en poste depuis mars 2020 à Saint-Denis, laisse derrière elle un centre dramatique national (CDN) en bon état de marche, fréquenté par un public intergénérationnel, parisien et dionysien. Ce qui, concernant les théâtres situés à la périphérie de la capitale, est loin d’être une évidence et constitue donc une réussite à mettre à son actif.
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