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Histoires Web dimanche, février 22

Séparée du reste du territoire italien par des sommets élevés, Livigno est un petit coin de paradis, à deux pas de la Suisse. Pour rallier cette ville sise à 1 800 mètres d’altitude, le long d’une petite rivière, il faut franchir le col de Foscagno, qui culmine à 2 291 mètres. « Quand le monde entier aura vu nos paysages à la télé, ça va être la déferlante », prévenait Luca Moretti, le directeur de l’office du tourisme, à la veille des Jeux olympiques (JO) de Milan Cortina, qui s’achèvent dimanche 22 février. Ce professionnel du tourisme espère bien profiter de sa nouvelle notoriété pour « choisir des visiteurs en adéquation avec l’esprit du lieu. Mais sans tomber dans le surtourisme », assurait-il au Monde avant le début des compétitions. C’est là l’« héritage » qu’il attend.

Comme les autres sites des Jeux italiens, Livigno compte faire fructifier sa legacy, selon le terme anglais. Ce concept, forgé par le CIO dans les années 2000, promet aux populations locales qu’elles bénéficieront, après les Jeux, des infrastructures construites. Un moyen de contrer les critiques croissantes sur le coût, les répercussions sociales et l’impact environnemental de l’organisation des compétitions. L’« héritage » est ainsi devenu un des piliers de l’olympisme contemporain, un argument-clé de légitimation.

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