La classification européenne PEGI, qui catégorise les jeux vidéo en fonction de l’âge du public auquel ils sont adaptés, a annoncé jeudi 13 mars inclure de nouveaux critères, dont les achats intégrés et les incitations à jouer.
« A partir de juin 2026, les jeux nouvellement soumis seront évalués selon un ensemble de critères plus large, centré sur le contenu et les fonctionnalités », a expliqué l’organisme, qui vante un renforcement de « la sécurité en ligne ».
Les achats intégrés, qui permettent notamment de débloquer de nouveaux objets dans les jeux, deviendront aussi l’un des éléments déterminants pour fixer l’âge minimal des joueurs.
S’agissant des jeux qui proposent des offres d’achat sur une période ou avec des quantités limitées, comme le très populaire Fortnite, cet âge sera fixé à 12 ans. Les jeux qui intègrent des NFT (non-fungible tokens, des objets numériques uniques à collectionner) seront classés PEGI 18.
Pour le moment, les achats intégrés sont signalés par une étiquette spécifique mais ne sont pas pris en compte dans la classification d’âge.
Messageries internes prises en compte
Les jeux qui donnent accès à une messagerie « non restreinte », sans possibilité de signaler un échange ou de bloquer un interlocuteur, seront ainsi classés PEGI 18, c’est-à-dire réservés aux plus de 18 ans.
La classification prendra également en compte les incitations à jouer régulièrement. « Les mécanismes qui récompensent le retour dans le jeu (par exemple des quêtes quotidiennes) recevront un PEGI 7 », a précisé l’organisme. Lorsque ces mécanismes « pénalisent » les joueurs, les jeux seront étiquetés PEGI 12. Ces mécaniques sont notamment très courantes dans les jeux vidéo sur mobile.











