Pour rejoindre la zone d’aménagement concerté Les Belles Vues depuis l’agence parisienne de Jean et Aline Harari, mieux vaut prendre la voiture. Cette nouvelle ZAC, où ils ont livré en 2025 un ensemble de logements sociaux, est située à la sortie de la ville d’Arpajon (Essonne), sur ce qui était il y a encore huit ans une emprise agricole. Depuis la gare RER, on met bien vingt minutes pour y arriver à pied.
Contrarié par les embouteillages de début de matinée, déboussolé par les indications de son épouse, qui a choisi de s’appuyer sur deux GPS différents, Jean Harari ne ménage pas son véhicule. Il ronchonne pour lui-même, sa femme le renvoie gentiment dans les cordes mais s’excuse un peu aussi. Le stress semble n’avoir aucune prise sur la tendre bienveillance que les deux se témoignent après soixante ans de vie commune. « On est tombés amoureux quand on avait 16 ans, confie la copilote dans un sourire plein de joie et de fierté contenue. Si je n’avais pas connu Jean, je ne serais probablement pas architecte. J’aimais dessiner… mais je me destinais plutôt au stylisme. »
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