Meilleures Actions

Lever à 6 heures, jogging matinal, métro, boulot, aller-retour à la salle de sport, puis retour au travail. Sur les réseaux sociaux, les contenus exhibant un style de vie ultrasportif se multiplient. Parmi ceux-ci, le compte Instagram d’Adeline Gourdon-Porcher, qui y partage sa passion pour l’ultra-trail. A 25 ans, elle arbore un palmarès impressionnant : deux Marathons des sables, l’Infernal Trail des Vosges et des sorties en montagne à n’en plus finir. Pourtant, cette habitante de la région grenobloise n’est pas sportive professionnelle, mais vendeuse dans un fournil. Trente-deux heures par semaine, concentrées sur trois jours. « Après mes études et mes anciens jobs dans la restauration et la vente, je voulais avoir du temps pour moi, confie-t-elle. Je n’en pouvais plus, je ne profitais plus et je voulais me retrouver, refaire ce qui me faisait vibrer. J’ai déménagé ici il y a quelques années pour profiter des montagnes. »

Avec ce travail qui lui laisse quatre jours libres par semaine, Adeline Gourdon-Porcher peut désormais parcourir les paysages grenoblois. « Ici, le sport est un mode de vie », affirme-t-elle. Son emploi du temps lui permet de consacrer entre six à treize heures par semaine à sa pratique sportive. Lors de ses jours de travail, la vendeuse adapte sa pratique. « Si j’ai le temps, je vais courir à la pause déjeuner le mardi. Je viens au travail en tenue de sport, je fais une course de récupération ou du fractionné, puis direction les vestiaires et la douche », détaille l’employée. Ce jour-là, la jeune femme apporte un repas léger, qu’elle pourra manger entre deux clients. « Je ne fais pas de sport le mercredi, et je fais du renforcement le jeudi matin, avant d’aller sur les marchés, pour le fournil, jusqu’à 20 h 30 », poursuit-elle.

Il vous reste 72.51% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.