Quatre mois après le cessez-le-feu qui a mis fin à la guerre de l’automne 2024 entre Israël et le Hezbollah, il n’y a pas encore de vraie paix au Liban. Le bombardement par l’armée israélienne de la banlieue sud de Beyrouth, vendredi 28 mars, en a été un rappel brutal. Plus tôt, deux tirs de roquettes avaient visé le territoire de l’Etat hébreu, dont l’un a été intercepté et l’autre est tombé sur le sol libanais.
La périphérie de la capitale, fief du Hezbollah et vaste quartier résidentiel, qui avait été pilonnée durant le conflit, n’avait plus été touchée depuis la conclusion de la trêve le 27 novembre 2024. Mais des survols par des drones de surveillance y ont lieu régulièrement. Dans le sud du Liban, visé par une série de frappes israéliennes vendredi, qui ont fait au moins cinq morts, des bombardements par l’Etat hébreu, dont la plupart sont menés par des drones, ont lieu chaque semaine.
L’armée israélienne affirme avoir ciblé un dépôt de drones du Hezbollah au sud de la capitale. Son attaque, à la mi-journée, a été précédée par un ordre d’évacuation qui a semé la panique dans la zone, où les écoles ont été évacuées et une foule d’habitants sont partis à la hâte. L’anxiété s’est répandue dans Beyrouth, tandis que des drones israéliens, visibles à l’œil nu, tournoyaient dans le ciel. La tension est retombée, une fois qu’il est apparu que l’opération était terminée.
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