
Est-il désormais trop gros, avec ses 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires et ses 18 000 salariés dans le monde entier ? Trop puissant, avec ses quelque 300 filiales ? Premier employeur privé des outre-mer, le Groupe Bernard Hayot (GBH) essuie une tempête inédite.
Devenu le nom de la vie chère, le leader martiniquais de la grande distribution figure au cœur de l’avis de l’Autorité de la concurrence rendu public mardi 10 février. L’Autorité estime que « le niveau de marges pratiquées par les grossistes-importateurs et des acteurs de la grande distribution intégrés actifs en Martinique » est frappé « d’opacité ». Dans l’alimentation, le différentiel du panier moyen des consommateurs ultramarins par rapport à ceux de l’Hexagone n’en finit pas de croître, atteignant 37 % à La Réunion, 40 % à la Martinique, et 42 % à la Guadeloupe.
« La perception répandue d’un manque de vigueur dans la lutte contre les oligopoles et l’augmentation continue des prix minent la confiance » des citoyens envers l’Etat, avaient alerté en 2024 deux experts, Pierre Egéa et Frédéric Monlouis-Félicité, dans leur rapport commandé par le président de la République sur l’avenir des outre-mer.
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