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Hashim Thaçi, ex-président du Kosovo, plaide « l’innocence » et risque 45 ans de prison  pour crimes contre l’humanité

L’accusation a requis une peine de 45 ans de prison contre l’ancien chef de l’UCK (Armée de libération du Kosovo), Hashim Thaçi, devenu président de la jeune république entre 2016 et 2020, et contre ses trois coaccusés, jugés pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis lors de la guerre opposant les séparatistes kosovars albanais au pouvoir serbe, en 1998 et 1999. Du 9 au 18 février, les juges du tribunal spécial qui siègent à La Haye, aux Pays-Bas, ont entendu les plaidoiries concluant trois ans de procès, avant de débuter leur délibéré. Le verdict est attendu d’ici fin juillet.

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Les quatre accusés ont conclu le procès, mercredi 18 février. Sans surprise, M. Thaçi s’est déclaré « entièrement innocent », tout comme Kadri Veseli, ancien maître espion de l’UCK, Rexhep Selimi, ex-chef des opérations, et Jakup Krasniqi, porte-parole de la guérilla. La veille, des milliers de personnes manifestaient à Pristina, capitale du Kosovo, pour célébrer les 18 ans de l’indépendance de l’ancienne province de Serbie.

Debout face aux juges, Hashim Thaçi a exprimé ses regrets « pour toutes les victimes qui ont souffert au Kosovo quelle que soit leur appartenance ethnique. » Mais pour l’ex président, « la justice pour les victimes ne peut pas être construite en poursuivant les innocents. La réconciliation ne peut pas se faire par des poursuites sélectives et monoethniques. »

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