Au moins 70 personnes ont été tuées dans la nuit de samedi à dimanche lors d’attaques « coordonnées » de membres de gangs dans la localité de Petite-Rivière-de-l’Artibonite, à Haïti, a déclaré mardi 31 mars le représentant de l’ONU dans le pays, alors que la police avait évoqué lundi un bilan d’au moins 16 morts.
« Au moins 70 morts dans des attaques brutales et coordonnées contre plusieurs localités de Petite-Rivière-de-l’Artibonite : cette violence aveugle est un nouveau rappel de l’urgence d’un soutien renforcé à Haïti contre le fléau des gangs et les réseaux qui les soutiennent », a écrit sur X Carlos Gabriel Ruiz Massieu.
La police haïtienne avait fait état lundi d’un premier bilan d’au moins 16 morts, mais plusieurs autres sources avaient envisagé un bilan bien plus élevé, notamment après une autre attaque survenue lundi à l’aube.
Selon Bertide Horace, porte-parole de la Commission de dialogue, de réconciliation et de conscientisation pour sauver l’Artibonite (un département d’Haïti), organisation de la société civile, l’attaque dans cette localité située au nord-ouest de Port-au-Prince a été menée par le gang Gran Grif.
Selon un rapport du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme publié la semaine dernière, les violences perpétrées par les gangs et les attaques visant ces derniers en Haïti ont fait plus de 5 500 morts entre mars 2025 et la mi-janvier. Haïti, pays le plus pauvre d’Amérique, est rongé depuis des années par la violence des bandes criminelles, qui commettent meurtres, viols, pillages et enlèvements.










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