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Guerre en Ukraine : les Européens face à la reprise de discussions directes avec Vladimir Poutine

La question taraude les Européens, tandis que les négociations entre Russes et Ukrainiens sont des plus laborieuses pour tenter, sous l’égide des Etats-Unis, de mettre un terme aux combats : quatre ans après le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, faut-il parler de nouveau à Vladimir Poutine, comme le fait Donald Trump, pour sortir du conflit ?

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Volodymyr Zelensky, le héros de la résistance ukrainienne, n’a pas caché ses réserves, à l’issue d’un appel, mercredi 11 février, avec Emmanuel Macron, le premier dirigeant au sein des Vingt-Sept à avoir lancé le débat depuis la fin 2025. « Récemment, nous entendons souvent que l’Europe devrait avoir un dialogue séparé avec la Russie. Je pense qu’aujourd’hui, la Russie utiliserait cela uniquement pour humilier l’Europe », a lâché le président ukrainien lors d’un entretien en ligne, alors que son homologue français veut rétablir les contacts avec le chef du Kremlin, afin, dans son esprit, de ne pas dépendre des seuls Américains et de leur imprévisible président pour défendre les intérêts de sécurité du Vieux Continent face à la Russie. D’après nos informations, un cadre du Quai d’Orsay a de surcroit été envoyé à Minsk, les 5 et 6 février, pour tester aussi la possibilité d’une reprise du dialogue avec la Biélorussie, alliée de la Russie, elle aussi mise au ban du Vieux Continent.

Au passage, Volodymyr Zelensky a pris ses distances avec l’intention que lui prêtait dans la matinée de mercredi le quotidien britannique Financial Times, d’organiser dans son pays, d’ici au 15 mai, sous la pression des Etats-Unis, des élections présidentielles, voire un référendum sur un éventuel plan de paix avec la Russie. « Instaurez un cessez-le-feu et il y aura des élections », a-t-il lancé, démentant son intention de convoquer ces scrutins à l’occasion des quatre années du début des hostilités, le 24 février. « Avec les Russes, il ne faut pas seulement dialoguer, mais exercer une pression. Il faut avoir des arguments pour faire pression sur eux. Sinon, ils traiteront simplement l’Europe sans respect », met-il en garde.

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