Quelque 9,68 % d’enseignants sont en grève, mardi 31 mars, dans le cadre d’une journée de mobilisation contre les suppressions de postes et les fermetures de classes et pour exiger une revalorisation des salaires, selon les chiffres du ministère de l’éducation.
Le taux de grévistes s’élève à 13,2 % chez les enseignants du premier degré (écoles maternelles et élémentaires) et à 7,18 % dans le second degré, dont 9,7 % dans les collèges, 4,94 % dans les lycées généraux et 3,5 % dans les lycées professionnels, a détaillé le ministère dans un communiqué. Le taux de grévistes s’élève à 7,56 % en moyenne en ajoutant les autres types de personnels, précise-t-il.
Les syndicats font part d’une mobilisation plus importante, avec 25 % de professeurs grévistes, selon le SNES-FSU, syndicat majoritaire dans le second degré, et autour de 30 % dans les écoles, selon le SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire.
4 000 suppressions de postes
La mobilisation sera « très disparate selon les départements », avait précisé lundi la secrétaire générale du premier syndicat du primaire, Aurélie Gagnier, lors d’une conférence de presse d’une intersyndicale de l’éducation nationale, en reconnaissant avoir « un petit peu de mal à avoir de la visibilité ». Paris, la Gironde, l’Aude ou les Yvelines « nous annoncent une forte mobilisation » dans les écoles publiques, avait-elle ajouté.
Au total, 4 000 suppressions de postes d’enseignants, public et privé confondus, sont attendues pour la rentrée 2026, dont 1 891 dans le premier degré public et 1 365 dans le second degré. L’académie de Lille est la plus touchée, avec 245 suppressions dans le primaire et 167 dans le secondaire.
En janvier, le ministre de l’éducation nationale, Edouard Geffray, avait évoqué une « chute démographique vertigineuse » pour justifier ces suppressions.












