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Une politique de plantation massive aux « nombreux défauts », une « surdépendance » aux subventions qui « fausse » le modèle économique de la filière, ou encore une confiance « exagérée » dans le secteur du bois-énergie… Ces critiques, sévères, de la politique forestière en France ne sont pas le fait d’une association environnementale. Elles émanent, de manière plus inattendue, du secrétaire général adjoint à la planification écologique. Dans une note publiée mercredi 2 avril par le think tank Terra Nova, Frédérik Jobert, directeur par intérim de l’instance chargée de coordonner les politiques vertes de l’Etat après le départ d’Antoine Pellion, dénonce des « croyances » qui biaisent les politiques publiques et s’inquiète des « débats furieux » qui empêchent toute décision rationnelle.

S’il prend la parole en son nom propre sur le sujet des forêts, c’est parce qu’il estime que les recommandations du secrétariat général à la planification écologique (SGPE), rattaché au premier ministre, ne sont pas suffisamment suivies par le gouvernement. Il déplore notamment l’attitude du ministère de l’agriculture, qui était chargé de ce dossier jusqu’à ce qu’il passe aux mains du ministère de la transition écologique, début 2025. « Le débat s’est tellement radicalisé que nous n’arrivons pas, en réunions interministérielles, à construire des politiques publiques forestières servant l’intérêt général », affirme Frédérik Jobert.

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